La peine de mort dans les textes juridiques internationaux et régionaux

Comme le droit international qui le complète dans une large mesure, le droit interne du Rwanda, du Burundi et de la République démocratique du Congo comprend plusieurs dispositions relatives à la peine de mort.

Les instruments universels

Sans vouloir distinguer entre ceux qui sont revêtus d’une force contraignante et ceux qui ne le sont pas, il y a lieu de citer :

Les instruments régionaux

Seuls ceux adoptés sous les auspices de l’Union africaine intéressent les Etats des Grands Lacs, parties à cette organisation régionale. Il s’agit de  :

Les instruments juridiques internes du droit burundais

La peine de mort a été abolie au Burundi le 22 avril 2009 lors de la promulgation du nouveau Code pénal, qui supprime toute référence à la peine capitale.

Les instruments juridiques internes du droit rwandais

Au Rwanda, la loi organique n° 31/2007 du 25 juillet 2007 portant abolition de la peine de mort a précédé l’accession au Deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques le 15 décembre 2008.

Les instruments juridiques internes du droit congolais

Il importe de distinguer la Constitution, les textes législatifs et les actes réglementaires.
La Constitution du 18 février 2006 consacre le droit à la vie dans ses article 16 et 61. Cependant, plusieurs textes législatifs continuent de faire référence à la peine de mort  :

  • le décret du 30 janvier 1930 portant Code pénal congolais ;
  • la loi n°024/2002 du 18 novembre 2002 portant Code pénal militaire.
  • C’est également le cas de plusieurs textes réglementaires  :
  • arrêté du Gouverneur général du 9 avril 1989 relatif aux exécutions capitales ;
  • ordonnance n°86/Const. relatif aux prises de vues des exécutions capitales ;
  • ordonnance n°11/37 du 24 janvier 1948 ;
  • arrêté d’organisation judiciaire n°299/79 du 20 août 1979 portant règlement intérieur des cours, tribunaux et parquets (article 175).

Texte élaboré par Me Marcel Wetsh’okonda Koso, avocat au Barreau de Kinshasa/Gombe, ancien directeur national de la Campagne pour les droits de l’homme au Congo et rapporteur général de la Coalition Congolaise contre la peine de mort